Le nouvel engin blindé du génie Leopard 2 : une évolution naturelle

Article / Le 12 avril 2018 / Numéro de projet : 18-0036

Remarque : pour visionner les photos additionnelles, veuillez cliquer sur la photo dans la galerie d'images.

Par le lieutenant Ken Jacobson, Affaires publiques de la 3e Division du Canada, d’après les dossiers des Affaires publiques de l’Armée

Edmonton (Alberta) — Dans le cadre du projet de l’Amélioration de la mobilité des forces (AMF), l’Armée canadienne (AC) a commencé à recevoir 18 nouveaux engins blindés du génie Leopard 2 (EBG Leo 2) à la fin de l’automne 2017, afin d’apporter un soutien crucial aux chars de combat principaux Leopard 2 de l’AC, aux véhicules blindés légers, véhicules de patrouille blindés tactiques et aux parcs futurs.

La livraison de ces véhicules aide aussi à soutenir l’investissement à long terme dans l’Armée canadienne qui est décrit dans Protection, Sécurité, Engagement : La politique de défense du Canada afin d’améliorer les capacités en matière d’équipement lourd du génie devant servir lors d’opérations au pays, y compris dans le Nord.

L’EGB Leo 2 est un véhicule moderne, fortement protégé et mobile qui comprend un éventail d’outils du génie. Il sert à l’étranger au dégagement général des débris, au déminage, à l’excavation ainsi qu’aux opérations de sauvetage, et il peut servir au pays pour les efforts de secours national pour des catastrophes comme des inondations et des incendies.

Ce véhicule polyvalent permet de transporter trois personnes, il peut atteindre des vitesses sur route pouvant aller jusqu’à 60 km/h, il a un blindage additionnel et son poids de combat est de 69 500 kg. Il peut aussi être utilisé dans des conditions arctiques.

L’EGB Leo 2 remplace l’EGB Badger vieillissant conçu pour le Leopard 1. C’est un produit de la société allemande Flensburger Fahrzeugbau Gesellschaft (FFG) mbH, qui a une succursale à Bathurst, au Nouveau‑Brunswick, où sera faite la majeure partie des travaux du projet de l’EGB Leo 2.

Les améliorations à l’EGB Leo 2 comprennent un meilleur blindage pour protéger les opérateurs sous les feux du champ de bataille, un poste de tir télécommandé, avec une mitrailleuse semi‑lourde C6 de 7.62 mm et un lance‑grenades à bouches multiples de 76 mm. Il compte aussi de l’équipement de soudage et de coupage modernisé, un système d’ouverture de brèche dans un champ de mines et des « mâchoires de vie », qui est un type d’outil hydraulique utilisé lors des sauvetages d’urgence afin d’extraire les victimes prisonnières de véhicules lourdement endommagés. Le treuil principal a une traction de 40 000 kg, tandis que le treuil secondaire a une traction de 3 500 kg.

Il est doté de divers équipements d’imagerie, dont des caméras d’imagerie thermique, lesquelles peuvent être utilisées de jour, de nuit et dans des conditions de visibilité réduite.

Tout cela s’ajoute aux capacités existantes, y compris une lame de bouteur servant à dégager les débris et à aplanir les surfaces, un godet excavateur pour enlever des centaines de mètres cubiques de terre et de débris à l’heure, un bras excavateur avec des pièces interchangeables servant à lever de gros objets pouvant aller jusqu’à 4 000 kg, ainsi qu’un treuil de halage (un dispositif rotatif hydraulique servant à tirer ou à lever) capable de manipuler de lourdes charges.

Les EBG servent aussi à combler des cratères et à effectuer des tâches restreintes d’entretien et de construction. Les EGB Leo 2, qui devraient appuyer les chars de combat principaux Leopard 2 jusqu’en 2035, amélioreront la mobilité et la déployabilité de l’AC dans l’éventail toujours plus vaste des missions futures.

« C’est l’évolution naturelle des choses », souligne le directeur du projet d’EBG, le major Richard Toppa. « Nous avons essentiellement conservé les mêmes capacités, mais modernisées. La vitesse de ratissage est de loin supérieure à celui de l’ancien Badger et la vitesse de creusage est aussi bien plus grande. Comme la technologie et la puissance des véhicules changent, nous rehaussons nos capacités. » 

Les membres du 1er Régiment du génie de combat (1 RGC), basé à Edmonton, ont reçu les six premiers EBG et ils ont reçu l’instruction initiale (FMCII) à la fin de 2017, ce qui a donné à l’AC un fondement de soldats pleinement qualifiés capables d’exploiter et d’entretenir le nouveau parc et de former les autres pour faire de même.

« Le Leo 2un une transmission à vitesses spéciales et un ensemble de blocs d’entraînement qui nous aident vraiment à nous rendre là où nous le voulons et à pousser la terre », souligne le caporal‑chef Bobby Talaber, un commandant d’équipage de Leo 2. « Nous avons connu des conditions assez difficiles ici, quand le sol est gelé, mais le véhicule est encore capable de passer. »  

Bien que le Leo 2 et son prédécesseur aient de nombreuses similitudes, l’entraînement pour travailler avec les nouveaux EBG implique de se familiariser avec les composantes, les systèmes hydrauliques et électriques, les schémas ainsi que les nouvelles caractéristiques.    

« C’est vraiment une grosse amélioration », affirme le cplc Talaber. « Il y a tout un ensemble d’outils à notre disposition, et c’est excitant de pouvoir sortir pour les utiliser. »

Pour commenter cet article, rendez-vous dans la section Articles de la page Facebook de l’Armée canadienne

Date de modification :