Les libérateurs canadiens et les Pays Bas : une amitié durable

Article / Le 31 août 2017 / Numéro de projet : 16-0151

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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L’histoire militaire du Canada regorge de courage et de sacrifices. Depuis la Confédération, deux millions de marins, soldats, aviateurs et aviatrices canadiens provenant de divers milieux ont servi le Canada avec distinction outre-mer. Plus de 100 000 d’entre eux ont fait le sacrifice ultime. Pour aider à commémorer ce patrimoine et marquer le 150e anniversaire du Canada en tant que pays, nous présentons une série d’articles pour saluer la bravoure de nos prédécesseurs militaires qui ont combattu pour protéger les valeurs canadiennes au pays et à l’étranger. Dans le présent article, nous revenons sur la libération des Pays-Bas.

Ottawa (Ontario) — La libération des Pays‑Bas, l’un des plus grands moments de fierté du Canada durant la Deuxième Guerre Mondiale, a commencé en Belgique en fait.

En septembre 1944, des soldats britanniques et américains ont vu échouer leur tentative de s’emparer de la ville néerlandaise d’Arnhem, qui se trouve sur le Rhin et qui aurait offert une route rapide vers l’Allemagne. Sachant qu’un port serait nécessaire pour soutenir l’avance des Alliés, tous les yeux se sont tournés vers Anvers, en Belgique.

La ville proprement dite était aux mains des Alliés, mais ce n’était pas le cas de l’estuaire de l’Escaut, long de 70 kilomètres, qui la reliait à l’Atlantique. La Première Armée canadienne, une force multinationale dirigée par le lieutenant-général Guy Simonds, un Canadien, était chargée de dégager la voie.

Le mouvement était difficile en raison du terrain plat, spongieux et parfois inondé, mais la zone était dégagée au début de novembre. Quelque 13 000 soldats alliés ont été tués, blessés ou capturés au combat, et plus de 6 000 d’entre eux étaient Canadiens.

Pour la Première Armée canadienne, le reste de l’année 1944 allait être consacré aux patrouilles du front néerlandais nouvellement capturé et aux occasionnelles échauffourées avec les Allemands. Ils étaient de retour à l’offensive en février 1945, aidant aux efforts visant à repousser l’ennemi vers l’arrière et de l’autre côté du Rhin. On est passé à l’histoire en mars, lorsque le Premier Corps canadien est sorti de la région pour aller en Italie. Non seulement était-ce la première fois que deux corps de l’Armée canadienne combattaient ensemble, avec un effectif combiné de plus de 400 000 soldats, c’était aussi la force la plus imposante jamais menée par un officier canadien.

Bien que d’autres forces alliées ont avancé sur le Rhin jusqu’en Allemagne à la fin de mars, la Première Armée canadienne était restée aux Pays‑Bas pour éteindre les dernières braises de la résistance allemande. Bien que l’effort ait été entravé par la destruction de routes, de ponts et d’autres infrastructures clés par les Allemands, les Alliés victorieux ont non seulement libéré le pays, mais ils ont aussi ouvert la voie pour faire des livraisons très attendues de nourriture à la population affamée. Plus de 7 000 Canadiens sont morts durant cette percée.

Ce qui a été connu comme « l’hiver de la faim » a laissé la place à « l’été canadien » et l’amitié qui s’est formée entre les Néerlandais et les Canadiens est encore très présente aujourd’hui sous la forme des marches de Nimègue, une épreuve de marche internationale qui se tient chaque année aux Pays‑Bas, et pendant le Festival des tulipes annuel, à Ottawa.

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