Réaction du commandant de l’Armée aux recommandations de l’ombudsman concernant le droit aux soins de santé des Rangers canadiens

Article / Le 6 décembre 2017 / Numéro de projet : 17-0339

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Ottawa (Ontario) — Le commandant de l’Armée canadienne (AC) a déclaré qu’il s’engageait à donner suite aux recommandations de l’ombudsman des Forces armées canadiennes (FAC) sur les améliorations à apporter aux soins de santé offerts aux Rangers canadiens (généralement appelés « Rangers »).

L’ombudsman des FAC, Gary Walbourne, a cerné plusieurs points à améliorer dans son rapport intitulé Une enquête systémique des facteurs qui ont une incidence sur les droits aux soins de santé et aux prestations connexes des Rangers publié le 5 décembre 2017.

« Au nom de l’Armée canadienne, je tiens à remercier l’ombudsman pour son rapport. Nous acceptons ses recommandations et nous travaillerons dans le but de répondre à toutes ses préoccupations », a déclaré le lieutenant-général Paul Wynnyk, commandant de l’Armée canadienne.

« L’Armée canadienne travaille actuellement avec les Services de santé des Forces canadiennes et les organismes provinciaux de soins de santé afin de donner suite aux recommandations formulées dans le rapport de l’ombudsman », a-t-il ajouté. « Il est important pour nous de continuer à offrir les meilleurs soins possibles et le soutien adéquat à nos gens afin de disposer d’une organisation de défense forte et souple dont le maintien en puissance est assuré par la présence de militaires résilients et en santé. »

Les groupes de patrouilles des Rangers ont « fait preuve de bonne volonté et exprimé un grand intérêt » envers mes demandes de renseignements, a souligné M. Walbourne.

Le rapport de l’ombudsman mentionne que les Rangers se heurtent à un certain nombre de difficultés lorsqu’ils veulent obtenir des soins de santé.

Les Rangers, qui constituent une sous-composante de la Réserve de l’Armée, servent d’yeux et d’oreilles à l’AC dans les régions éloignées. En raison de leur situation géographique, ils doivent s’en remettre aux options de soins de santé civils et celles-ci ne sont pas toujours facilement accessibles. L’ombudsman recommande que les leaders de l’AC abordent la question directement avec les Rangers afin de déterminer quelles sont les barrières que ces derniers rencontrent pour avoir accès aux soins de santé et ce qui doit être fait pour mettre en place un modèle de prestation de services mieux adapté.

Le rapport conclut que, bien que les Rangers aient droit aux mêmes soins de santé que les militaires des autres éléments de la Réserve de l’Armée, les politiques connexes sont « vagues » et « déroutantes ». Le rapport recommande que toute ambiguïté soit éclaircie au plus tard au printemps 2019. Tous les réservistes blessés ou tombant malade dans le cadre de leurs fonctions doivent recevoir les soins offerts par le Groupe des Services de santé des Forces canadiennes jusqu’à ce que leurs soins puissent être transférés en toute sécurité à un fournisseur de soins primaires civils.

Les Rangers qui ont répondu à l’enquête de l’ombudsman ont également déclaré qu’Anciens Combattants Canada n’était pas en mesure de leur dire à quels services ils avaient droit. Plus de 80 pour cent d’entre eux ont dit qu’ils n’avaient même pas considéré présenter une telle demande.

L’ombudsman a également conclut que la maladie et les blessures des Rangers ne sont pas signalées de manière systématique ou qu’elles ne font pas l’objet d’un suivi adéquat. Le rapport mentionne de même que plus du quart des documents remplis par les Rangers malades ou blessés n’a pas été transmis à la Direction – Gestion du soutien aux blessés, le bureau responsable de ces questions.

Un peu plus d’un Rangers sur deux interrogés dans le cadre de cette enquête n’a pas signalé qu’il s’était blessé, en citant plusieurs raisons à cette décision : certains avaient sous-estimé la gravité de leur problème de santé, d’autres ont trouvé d’autres sources de soins de santé ou étaient inquiets des possibles implications négatives de ce signalement sur leur carrière.

L’ombudsman recommande au FAC et au ministère de la Défense nationale la prise de mesures permettant d’assurer le respect des processus actuels de production de rapport afin que les Rangers ne soient pas empêchés d’avoir accès aux soins de santé auxquels ils ont droit.

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