PRAXIS - Dépêche du Collège de commandement et d’état-major de l’Armée canadienne

Les grandes idées sur l’importance de l’Armée

La Stratégie de rendement intégré de l’Armée canadienne (SRIAC) confère deux sens au terme « dominance cognitive ». Dans le contexte des opérations et de la tactique, le terme renvoie à la capacité des soldats et des systèmes à déjouer la ligne de pensée de l’ennemi en temps opportun grâce à la connaissance de la situation. Dans son sens psychologique, il signifie que les soldats peuvent contribuer à leur propre connaissance de la situation en se gardant en très bonne santé – physique, émotionnelle, sociale, spirituelle, intellectuelle et familiale – ce qui accroit leur résilience individuelle. La connaissance personnelle de la situation dans son sens psychologique est-elle nécessaire pour déjouer l’ennemi dans le sens opérationnel et tactique? Pour une analyse des questions fondamentales que la question soulève au niveau de la section, voir le document qui se trouve à :

http://warnerds.com/wp-content/uploads/Engagement-Decision-Matrix-A-model-of-cognitive-dominance-for-the-infantry-squad.pdf (en anglais seulement)

Pensée critique au Collège

Selon une hypothèse largement répandue, les stagiaires du Cours sur les opérations de l’Armée de terre (COAT) ont atteint le niveau de compréhension nécessaire de la tactique avant d’entreprendre la session 2 (en résidence). Or, le COAT a beau être de qualité, il n’expose les stagiaires qu’à la tactique du niveau de l’équipe de combat, et non pas du groupement tactique ou de la brigade. La pensée critique qui sous-tend le COAT est axée sur l’appréciation et le processus de planification opérationnelle (PPO). Personne ne remet en question l’importance cruciale de la formation sur le processus de prise de décision, mais une bonne compréhension de la tactique du groupement tactique pourrait rehausser la qualité, voire l’état final ultime : un plan solide. Le volet sur la tactique de la session 1 (apprentissage à distance) devrait-il être renforcé lors des sessions 2 et 3? Le lien ci-dessous mène à une bonne analyse de la question telle qu’elle se présente au Command and General Staff College (CGSC) [collège de commandement   et de l’état-major général] de Fort Leavenworth :

https://foreignpolicy.com/2016/01/04/in-defense-of-the-armys-command-general-staff-college-a-rebuttal-to-tom/ (en anglais seulement)

Ressources pour les stagiaires de la guerre

Comment s’y prend-on dans les faits pour étudier le combat? Le CGSC de Fort Leavenworth a élaboré deux formes d’analyse du combat : élémentaire et avancée. Toutes deux comportent quatre étapes : définir le sujet et évaluer les sources, passer en revue les conditions ambiantes, décrire l’action, et évaluer l’importance de l’action. La dernière étape consiste à trouver les liens de cause à effet et à tirer des leçons, deux tâches qui n’ont rien de facile. La méthodologie en question vise à éviter que les éléments importants des batailles et campagnes historiques tombent dans l’oubli. Il serait effectivement ardu de tirer des leçons d’une analyse incomplète.

https://usacac.army.mil/CAC2/csi/docs/CombatStudiesInstitute-200804010031-DOC.doc (en anglais seulement)

PRAXIS est produit tous les mois par le personnel professionnel de l'éducation militaire de l'CCEMAC. Avoir des questions? Contactez-nous par courriel à: + CACSC PME @ CACSC @ Kingston (MDN interne seulement).

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Praxis (du grec ancien: πρᾶξις, translit praxis) est le processus par lequel une théorie, une leçon, ou une compétence est jouée, incarnée ou réalisée. "Praxis" peut également se référer à l'acte d'engager, d'appliquer, d'exercer, de réaliser ou de pratiquer des idées.

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